Lorsqu’un client se trouve dans un autre pays de l’Union européenne, les règles de facturation peuvent devenir un peu plus compliquées. TVA intracommunautaire, exonération, numéro de TVA européen ou encore mentions spécifiques sur la facture : plusieurs règles doivent être respectées afin d’éviter les erreurs.
Ce type de facturation concerne aujourd’hui de nombreuses entreprises, indépendants et micro-entrepreneurs qui travaillent avec des clients situés en Europe.
Dans cet article, nous allons voir comment fonctionne la TVA intracommunautaire, dans quels cas la TVA doit être appliquée et quelles informations doivent apparaître sur la facture.
- Qu’est-ce que la TVA intracommunautaire ?
- Le numéro de TVA intracommunautaire
- Quand faut-il facturer avec ou sans TVA ?
- Les mentions obligatoires sur une facture intracommunautaire
- La déclaration d’échanges de biens et de services
- Les erreurs fréquentes avec la TVA intracommunautaire
- Ce qu’il faut retenir
Qu’est-ce que la TVA intracommunautaire ?
La TVA intracommunautaire concerne les échanges de biens et de services entre entreprises situées dans différents pays de l’Union européenne.
Lorsqu’une entreprise française facture un client professionnel installé dans un autre pays européen, les règles de TVA peuvent être différentes d’une facture classique réalisée en France.
Dans certaines situations, la TVA française ne doit pas être appliquée. On parle alors d’exonération de TVA intracommunautaire ou d’autoliquidation.
Le numéro de TVA intracommunautaire
Pour effectuer ce type de facturation, les entreprises concernées doivent posséder un numéro de TVA intracommunautaire.
Ce numéro permet d’identifier les entreprises au sein de l’Union européenne.
En France, il se compose généralement :
- du code FR ;
- d’une clé ;
- du numéro SIREN de l’entreprise.
Exemple :
FR12 123456789
Le client professionnel situé dans un autre pays européen doit également posséder un numéro de TVA valide.
Avant d’émettre une facture sans TVA, il est conseillé de vérifier le numéro du client via le système européen VIES mis à disposition par la Commission européenne.
Quand faut-il facturer avec ou sans TVA ?
Les règles dépendent principalement du type de client et du type de prestation.
Vente ou prestation à une entreprise européenne
Lorsqu’une entreprise française facture une autre entreprise située dans l’Union européenne et disposant d’un numéro de TVA valide, la facture est généralement émise sans TVA française.
Le client applique alors la TVA de son propre pays via le mécanisme d’autoliquidation.
La facture doit contenir une mention spécifique comme :
« Autoliquidation de la TVA »
ou
« Exonération de TVA, article 283-2 du CGI »
selon la situation.
Vente à un particulier situé en Europe
Les règles sont différentes lorsqu’il s’agit d’un particulier.
Dans de nombreux cas, l’entreprise française doit facturer la TVA du pays du client, notamment pour certaines ventes à distance ou certains services numériques.
Depuis plusieurs années, l’Union européenne a mis en place le guichet unique OSS (« One Stop Shop ») afin de simplifier les déclarations de TVA pour ce type de ventes.
Le fonctionnement peut toutefois varier selon l’activité exercée et le chiffre d’affaires réalisé dans les autres pays européens.
Les mentions obligatoires sur une facture intracommunautaire
Une facture destinée à un client européen doit contenir plusieurs informations spécifiques :
- le numéro de TVA intracommunautaire du vendeur ;
- le numéro de TVA intracommunautaire du client ;
- les mentions liées à l’autoliquidation ou à l’exonération ;
- les informations classiques obligatoires sur une facture.
Si vous souhaitez connaître toutes les mentions obligatoires à faire apparaître sur une facture, nous avons justement consacré un article complet au sujet.
La déclaration d’échanges de biens et de services
Selon l’activité et le type d’opérations réalisées, certaines entreprises doivent également effectuer des déclarations spécifiques auprès de l’administration.
Cela peut notamment concerner :
- les échanges de biens dans l’Union européenne ;
- certaines prestations de services intracommunautaires ;
- les déclarations liées à l’OSS.
Les obligations varient selon le chiffre d’affaires et la nature des opérations réalisées.
Les erreurs fréquentes avec la TVA intracommunautaire
La facturation intracommunautaire peut rapidement de venir source d’erreurs lorsque l’on débute.
Parmi les problèmes les plus fréquents, on retrouve notamment :
- oublier de vérifier le numéro de TVA du client ;
- appliquer la TVA française alors qu’elle ne devait pas l’être ;
- oublier la mention d’autoliquidation ;
- utiliser un mauvais taux de TVA ;
- confondre client professionnel et particulier.
Une erreur de TVA peut entraîner des régularisations parfois compliquées par la suite, surtout lorsque plusieurs pays européens sont concernés.
L’utilisation d’un logiciel de facturation permet généralement de limiter les erreurs, notamment grâce à la gestion automatique des taux et des mentions spécifiques.
Ce qu’il faut retenir
La TVA intracommunautaire permet d’encadrer les échanges de biens et de services entre entreprises situées dans différents pays de l’Union européenne.
Les règles de facturation varient selon le type de client, le pays concerné et la nature de l’activité. Certaines opérations peuvent être facturées sans TVA française grâce au mécanisme d’autoliquidation.
Même si le fonctionnement peut sembler un peu technique au départ, les règles de viennent beaucoup plus simples à comprendre une fois les bases maîtrisées.
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